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Le 29/05/2010 à 14:16:56, Frédéric Badoux a dit :

Comme souvent dans nos billets, le rôle des mentalités et des valeurs en jeu est très important. Que penser dès lors du redoublement?

La question du redoublement soulève des interrogations très fines sur l'observation des compétences de l'élève, de ses lacunes, de son développement global et de ses perspectives d'apprenant. Je pense que l'enseignant doit suivre de près ces paramètres pour comprendre la situation et pouvoir aider l'enfant de la meilleure manière possible. Un enseignement structuré et explicite devient alors un socle fondamental incontournable.

Les différentes études ou présentations que j'ai pu découvrir sur les effets du redoublement me laisse très sceptique face à cette mesure… Néanmoins, je connais plusieurs personnes entièrement satisfaites d'avoir pu refaire une année lorsqu'ils étaient écoliers… Je crois que la politique du "cas par cas" doit être scrupuleusement respectée dans le domaine du redoublement.

Le 28/05/2010 à 14:47:39, Marielle Schlup a dit :

Que ce soit pour la questions des notes, des filières, du redoublement, et du CIN obligatoire, bref, de tout changements:

"Comment faire changer les mentalités?"



Le 28/05/2010 à 14:42:38, Marielle Schlup a dit :

L'élève que je suis dans ma classe de stage qui va faire son cyp 1 en 3 ans, progresse à son rythme dans les apprentissages qu'elle doit faire ( apprentissage des lettres et lecture de syllabe en fin de 1ère) Il est claire qu'elle ne va pas faire son cycle en plus de 3 ans.

Elle sera suivie par l'institution de la Monneresse (Centre d'enseignement spécialisé et Services de psychologie, psychomotricité et logopédie en milieu scolaire (PPLS) dès la rentrée d'août à raison de 6 périodes d'appui.
Il est clair que parler de redoublement dans ce cas là n'est peut-être pas approprié.

Pour contrer les difficultés en amont, des périodes d'appui peuvent être mises en place afin d'aider les élèves en difficulté. Nous pouvons aussi créer des programmes différenciés afin de travailler les points qui posent problèmes.

Le 28/05/2010 à 14:21:45, Laureline Eggel & Laetitia Roy a dit :

En discutant avec des collègues, nous avons pu mieux cerner les raisons qui peuvent pousser les enseignants à faire redoubler un élève. Une collègue, ayant cinq ans d'enseignement derrière elle, a expliqué: "Au début, j'étais assez pour faire passer tous les élèves au cycle suivant, mais j'en suis revenue. "
Elle dit avoir pu constater que cela ne s'était pas bien passé par la suite pour ces élèves. En effet, ils ont tous été maintenus au cours du cycle suivant. En outre, l'enseignante du cycle suivant reprochait à cette enseignante d'avoir laissé passer un élève qui n'avait pas acquis certaines bases.

Les questions à se poser sont: sous quelles conditions une suppression du redoublement peut-elle être efficace? Quelle est l'utilité de laisser passer un élève au cycle suivant si l'on sait que sa future enseignante ne pratique pas la différenciation et ne travaille pas en collaboration? Ne faudrait-il pas commencer par un changement dans les mentalités? Comment le faire? Peut-on imposer une mesure dont une grande partie des acteurs n'est pas convaincue de son efficacité?

Le 28/05/2010 à 14:04:57, Diane Golaz et Stéphanie Reckward a dit :

De nombreuses études ont en effet montré que le redoublement n'est pas efficace voire péjorant pour la majorité des élèves qui le subit. Mais qu'en est-il de la minorité pour laquelle le redoublement a été bénéfique? Est-ce que pour ces élèves-là des soutiens inconnus ont été mis en place? Est-ce que le cycle en trois ans leur aurait été aussi bénéfique que le redoublement?

Le 28/05/2010 à 13:30:46, Caroline Tobler a dit :

Je pense que dans une premier temps, il faudrait adapter le programme en faisant de la différenciation. Les élèves ayant moins de facilité devront atteindre un seuil minimal tandis qu'avec les autres nous pouvons aller un peu plus loin.
Si toutefois les difficultées sont telles que l'écart se creuse trop, nous pouvons dans un deuxième temps faire appel à un(e) enseignant(e) d'appuis. Dans ma classe de stage actuelle, nous avons une enseignante d'appuis qui vient 4 périodes par semaine pour certains élèves et cela porte ses fruits. Les élèves avec de plus grandes difficultés sont parfois pris à part et parfois sollicités dans le cadre d'un cours collectif. Cela les met en confiance lorsqu'ils sont en petit groupe et ils peuvent apporter des éléments complémentaires au groupe classe.
C'est aussi agréable de pouvoir travailler à plusieurs enseignantes. Nous avons plus de disponibilité pour les élèves.
Malheureusement, je crois que cette manière de procéder (avoir une enseignante d'appuis dans une classe) n'est pas encore répendue partout dans le canton.

Le 28/05/2010 à 09:28:01, José Ticon a dit :

Vous mettez le doigt sur une réelle difficulté: que fera-t-on des élèves intégrés qui suivent un plan de formation personnalisé, resteront-ils dans un cycle aussi longtemps qu'ils n'auront pas atteint les objectifs de ce cycle. Sans doute non, car justement ce sont des cas à part. Parler de redoublement dans leur cas serait finalement assez cruel. Les conditions de promotion devront être ajustées. Ceci dit, pour les élèves réguliers, il serait intéressant de faire un inventaire des dispositifs pédagogiques qui, avant la fin de l'année et de l'intervention du redoublement, réussiraient à remettre l'élève à flot. Comment contrer les difficultés rencontrées par un élève sitôt qu'elles se présentent?

Le 27/05/2010 à 17:25:15, Marielle Schlup a dit :

A mon avis, les parents et les enseignants veulent que le redoublement soit maintenu car ils ont eux-même vécu leur scolarité "avec le redoublement". Cela fonctionnait bien de leur temps alors pourquoi changer?
C'est un peu comme la problématique des "notes ou pas notes". Les personnes qui ont eu à faire à un certain système scolaire n'arrivent pas forcément à se distancier et envisager qu'une autre autre méthode puisse fonctionner mieux que celle qu'ils ont vécue.

Je pense que dans certain cas "le redoublement" (je préfère parler de prolongation de cycle ou cycle en 3 ans) est utile pour autant qu'un programme adapté et différencié soit mis en place pour un ou une élève ayant des difficultés et ne pouvant atteindre les objectif en seulement 2 années ( cycle primaire par exemple)
Il faut donc des mesure en amont dans tous les cas mais surtout en aval lorsqu'il y a redoublement.

Je vis actuellement une situation de ce type en classe de stage, une élève a de gros retard et elle va faire son cycle 1 en 3 ans au lieu de 2 car un programme personnalisé et différencié a été créé spécialement pour elle en accord avec les parents et la direction. Il y a également des enseignantes spécialisées qui viennent pour elle en classe afin de lui donner des cours d'appui.

Dans de telles situations, le redoublement est utile mais refaire sa 5, 6 ou 8ème année avec exactement le même programme me semble totalement inutile.

Je sais pas si j'ai répondu à vos questions?

Marielle

Le 27/05/2010 à 13:11:52, josé Ticon a dit :

Quel est votre avis à vous? Le redoublement doit-il être simplement supprimé au profit d'autres mesures pédagogiques en amont? Pourquoi les parents et les enseignants demandent-ils des redoublements alors que les recherches à une échelle large montrent l'inutilité de cette pratique à long terme?


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